Turquie – partie 4 – Au coeur de la Turquie: d’Antalya à Erzurum en passant par la Cappadoce…

Antalya (Turquie) –  Bazargan (Iran)

07.10 au 30.10.2016

GPX:

Ce trajet fait parti de la route postée sur Wikiloc. Vous pouvez télécharger les deux .GPX (  GPX) depuis la page internet.

Veloframes:

Turquie :

Description générale de la route:

On retiendra :

  • Le charmant centre ville d’Antalya, ses nombreuses pistes cyclables 🙂
  • L’ascension a 1850 m, les paysages verdoyants et la végétation abondante
  • La ville conservatrice, Konya, connu pour le mausolée de Roumi et les derviches tourneurs
  • Notre première visite d’un lac salé, le lac Tuz (Tuz golu)
  • La région de la Cappadoce, d’une beauté exceptionnelle, ses nombreuses chapelles orthodoxes creusées dans pierre et ses immenses villes souterraines
  • Kayseri, ses vestiges et son musée sur l’époque Selcuk
  • Erzurum, les traces de son occupation mongole et ses caravansérails (datant de l’époque de la route de la soie)
  • Malgré une atmosphère sous tension(avec une forte présence militaire), l’hospitalité des kurdes qui nous ont accueilli les bras ouverts et jamais laisser dormir dans le froid

On fait une pause de 2 jours à Antalya car le programme est chargé:

  • on doit absolument trouver une solution pour le vélo de Pablo dont la fourche bouge sans qu’on puisse la serrer d’avantage
  • Il faut commencer les démarches pour le Visa Iranien (voir plus bas pour nos conseils sur l’obtention du Visa Iranien)
  • peu avant Izmir, un tube du squelette de notre tente s’est fissuré. On a tout de suite contacté le revendeur et MSR(la marque de notre tente) nous a gentiment proposé de nous envoyer une pièce de rechange gratuitement. On doit donc récupérer cette pièce dans un magasin de vélo d’Antalya
  • un décrassage des vélos est bien nécessaire avant notre ascension sur le plateau Turc situé à 1000m d’altitude. On va avoir besoin d’une chaîne propre qui tienne le coup!
  • on doit encore choisir la route pour aller jusqu’à Konya. Il y a un sommet à 1800m d’altitude et 3 routes alternatives possibles

Antalya et Izmir sont les destinations favorites des touristes en Turquie. A voir le nombre d’hôtel qui s’alignent le long de la côte depuis Kemer jusque Belek, on sait maintenant où ils atterrissent. Certains restent certainement pendant 15 jours à siroter des cocktails dans leur hôtel all inclusive alors qu’ils ratent la vieille ville charmante d’Antalya. On a vraiment adoré se perdre dans les petites ruelles, visiter le bazar et le parc au bord de la mer. Antalya est une ville “Bike friendly” avec ses nombreuses pistes cyclables. Tous les soirs de la semaine, ils organisent des “critical mass”(randonnée à vélo). En général, les cyclistes en Turquie sont hyper actifs sur les réseaux sociaux (Facebook, Whatsapp, Telegram,…) et se connaissent tous entre eux. Ils les utilisent pour se rejoindre ou échanger leur expérience,… Ça fait plaisir de voir cette grande communauté de cycliste! C’est d’ailleurs grâce à eux qu’on choisit de suivre la route principale (la D695) juste après Manavgat qui mène à Konya. On a lu par la suite le Blog d’un couple en tandem qui ont choisi la route alternative avant Manavgat et qui ont du pousser le tandem sur 10 km parce que le pourcentage de pente était trop élevé.

Après 2 jours bien chargés à Antalya, on repart sur la route. On a prévu de passer la nuit dans un petit hôtel (le premier et l’unique de notre odyssée en Turquie) pour être en forme pour les jours qui suivent (236 km et 4750 m de dénivelé cumulé pour arriver jusqu’à Konya, oulala!). Side est une petite ville au bord de la mer possédant des ruines de la Grèce antique (notamment le temple d’Apollon). C’est aussi le repère des touristes allemands. Tout est traduits, et il y a même un Lidl et un Penny… Faudrait pas changer les bonnes habitudes en vacances.

Entre Side et Konya

Heureusement les pourcentage de pente sont plus faibles que pour sortir de la plage d’Olympos et on a téléchargé 40 heures de Podcast pour nous motiver! On aura besoin de 2 jours pour arriver au fameux sommet à 1850 m. Le premier jour on n’a pas bien prévu le pique-nique du midi, mais on se fait inviter à la cantine d’une cimenterie, trop sympa les turcs !  On passera la nuit à la sortie d’un petit village en bivouac avec un feu de camp pour se réchauffer. Plus on monte et plus la température baisse. On a troqué la côte turque paradisiaque pour les hautes montagnes, leurs végétations abondantes et leur fraîcheur. L’épreuve n’est pas si insurmontable. On s’est bien entraîné le long de la côte turque et on s’était bien préparé mentalement. On arrive en fin d’après-midi au sommet, plus heureux que jamais. On trouve la station service parfaite quelques km plus avec un restaurant, toilette et douche, un petit jardin(pour planter la tente) avec des tables de pique-nique. On aura même un chien de garde qui dormira à côté de la tente et chassera les autres chiens sauvages, pratique. De l’autre côté de la montagne le décor change complètement. Fini le vert des forêts de pin et place au montagne de roche couleur sable.

On apprécie la longue descente qui nous ramène à 1000m d’altitude sur le plateau. On fait une petit pause à Seydişehir pour recharger en nourriture. Il nous faudra encore un jour pour rejoindre Konya. On pensait laisser un peu de répit aux mollets sur le plateau mais il y a encore encore 2 bonnes côtes avant Konya. Les nuits sont bien froides. On a planté la tente entre 2 rangées d’arbres. Les rayons du soleil n’arrivent pas à percer le matin pour nous réchauffer et on doit démonter la tente avec les mains congelées. Erreur de débutant, maintenant c’est graver : mettre la tente à l’ouest en été et à l’est en hiver!   

Mausolée de Jalâl ud Dîn Rûmî

On arrive en fin de matinée dans la ville très conservatrice de Konya. C’est une ville importante dans le monde musulman et porte pour symbole les derviches tourneurs et le célèbre poète Roumi du XIIIeme siècle. On en profitera donc pour visiter sa tombe et en apprendre plus sur l’ordre de Mevlana.

Sur la route entre Side et Konya on a croisé un groupe d’une dizaine de cyclistes de Konya. L’un d’eux, Faruk, possède un magasin de vélo qu’il a ouvert deux semaines plus tôt. Un autre ingénieur en électronique passionné de vélo reconverti, un peu d’inspiration. En tout cas, ça tombe bien parce que ma roue arrière ne maintient pas la pression au delà d’un bar. On fait la tournée des stations essences depuis Side pour regonfler mon pneu. Faruk rempli la roue d’un remède miracle et change la valve, depuis plus de souci. Merci Faruk !

Devant la résidence d’étudiant de Deniz (à ma gauche), 2 amis et le concierge

Le soir on est attendu dans une coloc’ d’étudiants, c’est pas banal puisque Konya possède une des plus grandes université de Turquie. Deniz, étudiant ingénieur mécanique, nous accueille avec ses 2 autres coloc’ et ses 2 chats. Deniz est lui aussi passionné par le vélo, il s’en est même tatoué un derrière le mollet et a créé sa propre association de cycliste de l’université de Selcuk. Comme des bons étudiants ils nous préparent un bon plat de spaghettis à la sauce tomate, excellent pour les cyclistes affamés comme nous:) On est bien content de pouvoir dormir au chaud. Le lendemain matin après avoir pris le petit déjeuner en famille à la “boulangerie”(qui fait des sortes de burritos aux épinards et fromage) du coin, ils nous accompagnent 15 km pour sortir de la ville, en vélo bien-sur.

La route qui suit est très plate et monotone. Il y pas grand-chose à voir et même aucun village à traverser. C’est le désert mais heureusement le vent dans le dos nous pousse et on arrive à planter la tente à 80 km d’Aksaray avant que la nuit tombe.

Vu que la route est plate et le vent dans dos et 80 km dans ces conditions, c’est peanuts. On décide d’ajouter un peu de piment à l’affaire en faisant un petit détour (de 30 km) par le lac salé (Tuz Gölü). Pour cela, on dévie de la route principale pour nous diriger vers Eskil. En changeant de cap vers le Nord, l’orientation du vent est parfaite. On a l’impression de voler et avant midi on a déjà parcouru 60 km jusqu’Eskil. La veille on avait essayé de repérer une route pour sortir du désert salé sur Google et wikiloc sans succès, pourtant sur ma carte papier il y a l’air d’y avoir une route… Dans le doute, on demande aux Eskiliens conseils. La moitié du village nous dit directement de faire demi-tour mais quelques braves ont l’air de dire que c’est possible de rejoindre Kayseri en passant par le lac. Enfin, on espère qu’ils ont compris notre question, avec le langage des signes et nos 3 mots de turcs on est jamais trop sûr… Bref, on est pas venu pour faire demi-tour si près du but. Une petite partie du lac est visible à partir d’une plate-forme qui se situe à 7 km à l’ouest d’Eskil. La vue sur ce désert salé est vraiment splendide. On se sent seul au monde! Après la plate-forme, on peut voir que la route continue alors on tente notre chance. On roule dans le sable, la route est bien cabossé et on met le cap vers le sud-est(le vent est maintenant contre nous). Autant dire qu’on est largement en dessous des 10 km/h. D’après le GPS on est à une vingtaine de km du prochain village. Sur les 10 premiers km, l’état de la route est encore acceptable mais après c’est difficile de reconnaître clairement le tracé de la route et on s’engouffre de plus en plus dans le sable, c’est impossible de rouler. Il faut pousser le vélo de temps en temps. Puis miracle, apparaît une route qui n’est pas sur le GPS mais qui va vers le sud. On a maintenant le vent de face mais la route est belle, c’est pas de l’asphalte mais c’est compact. Après 5 ou 6 km, on croise une voiture. On leurs demande conseils pour rejoindre Aksaray mais ils ne parlent pas un mots d’anglais et font des phrases de 5 min en Turc. On repart dans le doute… Peu à peu l’orientation de la route change, d’abord vers l’est puis le Nord. M***, c’est certainement une route circulaire. On voit enfin le village et la route principale 5 km plus loin mais aucune route qui y mène. On se résigne à traverser la steppe mais là de nouveau impossible de rouler sans s’engouffrer et le vent de face est si intense, qu’on rend les armes et pousse le vélo.

Le lac Tuz

Avant que le soleil se couche, on arrive dans le petit village à bout de force. On remplit les bouteilles d’eau à la mosquée du village et on prend le goûter. Un hôte Warmshowers nous attend à Aksaray, 25 km plus loin. A l’épicerie du coin, on nous conseille de suivre la route principale pour éviter les chiens sur la petite route départementale. Cette fois-ci on les écoute! On doit malheureusement encore rouler 5 km contre le vent mais on serre les dents et on pense au lit et la bonne douche chaude qui nous attend. Vers 19h, après une étape de presque 120 km, épuisé on arrive chez Turgay, notre hôte. Il connaît le coin par cœur et nous concocte un petit programme de visite de la Cappadoce sur 4 jours. Ça tombe bien parce qu’on avait pas eu le temps de se renseigner. On finira la journée avec une partie de ping-pong. Turgay possède le luxe d’avoir un salon  assez grand pour y mettre une table de ping-pong:)

Après une bonne grass’ mat’ pour récupérer de notre étape de la veille, on se dirige vers Selime en début d’après-midi. Turgay nous avait conseillé de suivre un raccourci pour sortir d’aksaray mais ça grimpe sévère. On plantera la tente dans un camping abandonné à côté de la cathédrale de Selime. A Selime on aperçoit les premières “maisons” creusées dans la pierre de la montagne, fascinant. Le lendemain on visitera la vallée d’Hilara et ses 12 chapelles creusées dans la montagne qui s’étendent sur 5 km. On rejoindra la ville de Güzelyurt à 40 km en fin d’après-midi. Normalement on préfère ne pas camper en ville. Mais là fatigués, on trouvera un petit morceau de gazon devant un hôtel abandonné dans le centre ville pour planter notre tente avec l’autorisation du maire de la ville. On visite la ville souterraine de Güzelyurt dans la matinée le lendemain. C’est sportif, il y a juste quelques trous dans le mur et des tunnels étroits pour passer d’un niveau à l’autre. L’après-midi on pédale jusqu’à Derinkuyu pour visiter une autre ville sous-terrain qui accueillait jusqu’à 10.000 personnes.  A Derinkuyu, une famille Turque nous laisse gentiment camper dans leur jardin à cause des groupes de chiens qui rôdent et nous offriront le délicieux petit-déjeuner. Le site est beaucoup plus touristique que celui de Güzelyurt. Le parcours est prédéfini et tout le monde se suit sur les 7 étages ouvert au public.

On passe rapidement par Nevsehir puis on arrive au moment parfait au château d’Uchisar(le cœur de la Cappadoce), pour le coucher de soleil. La vue sur la vallée est à couper le souffle.

Coucher de soleil depuis le château d’Uchisar

On essaye de s’imaginer les milliers de petits trous dans les montagnes chargés de vie. C’est vraiment un endroit unique. Le soir, on est attendu chez une hôte warmshower, heureusement parce que les nuits sont très froides et ça commence à vraiment être dur de sortir du sac de couchage le matin. On passera 2 nuits chez Alkim, qui nous recevra avec un dîner royal (du saumon et des hamburgers). Alkim et son copain sont des passionnés de randonnée et de hors piste en 4×4. Ils rêvent d’aller à l’endroit le plus froid quelques part en Russie(glagla)! Le premier jour on ira visiter le musée en plein air de Göreme et le deuxième jour, on se lève à 5h30 pour aller voir la fameuse danse des Montgolfières sur la vallée rouge. Un moment émouvant qui marque une étape importante dans notre voyage. On parlait tellement de la Cappadoce… Pour faire des économies avec l’entrée des musées et autres vestiges, on a pris le pass de 3 jours. On finira donc notre marathon de chapelle orthodoxes creusées dans la pierre au musée de Zelve.

On campera juste avant Kayseri dans un petit village d’agriculteur et éleveur de vaches, au pied de la montagne Erciyes, qui trône à presque 4000m d’altitude. Pour une fois, on ne se fait pas offrir le thé sinon le lait chaud fraîchement trait, un délice. A Kayseri, on en apprendra un peu plus sur l’époque de l’empire Selcuk et son influence sur l’architecture en Anatolie centrale.

Pause dej sur la place de Kayseri

Les températures continuent de descendre pour atteindre les négatifs. On se réveille avec les bouteilles d’eau congelées alors on accélère pour arriver au plus vite à Sivas. La route est plutôt plate et monotone. On s’arrêtera l’épicerie du le petit village de Karagöl pour agrémenter notre souper. Par chance on fera la connaissance de Murat, le fils de l’épicier, il parle parfaitement le français et nous invitera à dormir chez eux près du poêle. La mère de Murat confectionne/brode  elle-même ses foulards et m’en offrira un (ça tombe bien on devrait arriver en Iran dans quelques jours et j’ai toujours pas la tenue réglementaire). Elle me montrera même comment le mettre correctement. C’est également une cuisinière hors du commun, on se régale !

Après Karagöl, on décide de rejoindre Sivas en une journée, le train pour Erzurum est à 4h du matin. Le vendeur de ticket est super sympa, nous offre le thé et nous autorise à laisser les vélos dans son bureau pendant qu’on explore la ville. On a heureusement ou malheureusement pas croisé les chiens de Sivas (ou Kangal) qui ont la taille d’un petit poney.

Le train est ultra confortable, on a une cabine couchette juste pour nous 2 avec un lavabo pour 15 euros/personne avec les vélos(on ne regrette pas la Deutsche Bahn ou la SNCF).

L’intérieur de la Turquie est plus fermé, certainement parce qu’elle est moins touristique. D’ailleurs depuis qu’on a quitté la côte, nos discussions avec les locaux ont aussi changé de son de cloche. On ressent une société plus pieuse, rurale (profitant principalement d’agriculture ou d’industrie), une fierté turque omniprésente et un soutien pro-gouvernement.

Récolte des patates à Karagöl

    

Désespère de trouver quelqu’un qui puisse nous accueillir à Erzurum pendant quelques jours pour obtenir le visa iranien, on étend nos recherches pour la première fois sur Couchsurfing. C’est Talha qui accepte de nous accueillir, il nous fera même visiter une ancienne caravansérail reconverti en restaurant. Ils y jouent de la musique traditionnelle sur laquelle les turcs se déhanchent et se déchaînent. Ni une ni 2 je les rejoins sur la piste. J’abandonne la ronde lorsqu’ils passent au rythme effréné kurde, de peur d’y perdre le petit doigt.

Depuis Erzurum, il nous reste environ 300 km jusqu’à la frontière avec l’Iran. On roule maintenant au nord du Kurdistan, la “zone critique” de la Turquie en ce moment avec tous les attaques. On le remarque principalement à la présence des forces de police et militaire et leur check-point tous les 30km avec les tanks, les tours d’observations, les murs blindés et les chiens au dents d’un mètre de long. Ça nous rassure pas trop… C’est une zone de la Turquie qui contraste avec ce qu’on a pas voir jusqu’à maintenant, beaucoup plus modeste et rurale. Le centre de Doğubayazıt, par exemple, est bien cabossé. Certaines partie de la route ne sont pas asphaltés, pleine de boue. C’est une partie du pays que l’on ressent comme délaissée.

Le centre de Doğubayazıt

On apprécie les paysages montagneux autour de nous. On doit souffrir encore un peu, grimper plusieurs fois aux alentours de 2.000m d‘altitude avant d’atteindre la frontière iranienne. Ca a l’avantage de nous réchauffer! Les descentes au contraire nous glace jusqu’au os. Tant attendu le mont Ararat qui trône à 5000m d’altitude (la montagne le plus haute de Turquie) et marque la frontière entre la Turquie et l’Iran ne se découvre malheureusement pas. Dommage…

Notre euphorie des magnifiques rencontres, paysages et expériences en Turquie nous aveugle et lorsqu’on se fait arrêter par un faux contrôle de policier on ne remarque pas qu’ils embarquent la moitié de notre butin en contrôlant nos porte-monnaies. On était obligé d’emmener autant d’espèce pour échanger en Iran. Le système bancaire là-bas, n’est pas accessible, pas possible de retirer dans les distributeurs. On aurait dû repartir comme d’habitude l’argent dans les sacoches… Ca nous apprend à remonter la garde même si quelques km plus loin on nous accueille les bras ouverts dans un hôtel 4 étoiles à Ağrı ou dans les restaurants stations essence pour éviter de passer la nuit dehors. Même si c’est difficile on essaye d’évacuer les pensées négatives (c’est une grosse somme sur notre budget) mais d’un côté ça s’est passé sans violence… La Turquie nous a accueilli au delà de nos espérances et restera de loin une de nos meilleures expérience de cyclotourisme.  
Afin de remplir les exigences de la tenue réglementaire en Iran, je récupère une chemise longue qui m’arrive à mi-genou pour agrémenter le foulard. La tenue parfaite pour se déplacer en vélo, ça va être rigolo…. Sur internet, on a pu lire qu’une nouvelle loi (depuis le mois de Septembre 2016), interdisait aux femmes de se déplacer en vélo en Iran. On croise les doigts pour pouvoir passer la frontière avec nos vélos sans problème. 10 km avant la frontière on est surpris de voir 2 files de camions qui attendent pour passer la douane. Ils peuvent attendre entre 4 et 6 jours en moyenne… Les pauvres, on ne les envie pas. Nous on passe vite à droite de la file, on fonce vers de nouvelles aventures.     

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