Le Laos, le bonheur réside dans la simplicité

De Houei Xai a Boten :

Du 24.03.2017 au 19.04.2017 :

Description de la route :

Nord du Laos: Houei Xai, Oudomxay, Nong Khiaw, Phonsavan, Luang Prabang, Boten

Veloframes: de Houei Xai a Boten

Description générale de la route:

On retiendra :

  • Les nombreux animaux en liberté au pied des cabanes de bambousç
  • Les enfants qui nous crient “sabadi” toutes les 5 minutes et qui se rapprochent, parfois dangereusement, du vélo pour qu’on leur tape dans la main
  • L’air relativement frais des montagnes, quand il fait 40 degres dans les plaines
  • La de ouche dans la rivière du village avec les Laotiens
  • La typique soupe de nouille accompagné de salade fraîche et herbes aromatiques
  • Les nombreux cols qui ont mis nos mollets à rude epreuve
  • Prendre conscience de la guerre secrète qui eu lieu au Laos (pendant la guerre du Vietnam) et ses marques encore visibles
  • Le nouvel an bouddhiste ou encore la bataille d’eau géante
  • La singularité de l’architecture coloniale de Luang Prabang

Changement de décor :

Après 2 mois passés en Thaïlande, on a bien envie de voir autre chose. Même si les derniers jours passés entre Chang Mai et la frontière Laotienne ont remontés notre avis sur les Thaïlandais , on a hâte de changer d’atmosphère et de visiter ce pays dont de nombreux cyclistes parlent si bien. Nous avons décidé d’entrer dans le pays par la frontière la plus au nord entre le Laos et la Thaïlande, Houei Xai. Depuis Houei Xai, 3 possibilités s’offrent à nous pour commencer à explorer le pays, à gauche vers le triangle d’or, tout droit vers la Chine (notre prochaine étape) et à droite vers Pak Beng. La route vers Pak Beng semble être un vrai cauchemar, d’après les quelques récits de cyclistes qu’on a pu trouver sur internet. On se décide pour une petit croisière le long du Mekong, instant relax, dans une longue pagode, à se laisser guider par le courant, appréciant le paysage,… tout ça semble idyllique, non?

Vue sur le Mekong

A Chiang Khong, dans la petite auberge où l’on passe la dernière nuit en Thaïlande, on nous conseille de nous lever tôt pour ne pas rater le bateau. Le passage de frontière peut être assez fréquenté. L’embarquement se fait juste en face, de l’autre côté du Mékong, malheureusement le pont est 10 km plus bas… A 7h on est sur les vélos avec notre acolyte, Halim, un cycliste mi-Britannique, mi-Indonésien qui nous a rejoint sur la route entre Chiang Rai et Chiang Khong la veille! On passe le premier contrôle de passeport côté Thaïlandais et là, pas le choix, on doit mettre les vélos dans le bus pour traverser les 3 km de no man’s land qui séparent les 2 frontières (ridicule!) et nous rétablit du bon côté de la route: Le Laos étant une ancienne colonie française, conduite à droite oblige! On a préparé les 60 US dollars (et pas un de plus!) pour le visa Laotien (30 dollars chacun) d’une durée de 30 jours. On remplit rapidement les formulaires et 30 min plus tard, on récupère notre passeport sans même avoir été soudoyer, ouf.

Vers 9h30, on arrive sur le quai. On achète rapidement les billets avec place numérotées (environ 30 US dollars/pers., ca pique!) et on mets les vélos sur le toit du bateau et nos sacoches sous les sièges. On demande confirmation, le départ se fait vers 11h. On en profite donc pour découvrir les spécialités culinaires du coin. Et la surprise, baguette et croissant, bienvenue en France! Quand on revient au bateau 20 min avant le départ, on s’aperçoit que celui-ci est plein à craquer (de touristes), qu’ils ont vendu le double billets que de places assises sur le bateau, que naturellement nos places numérotées sont prises (qui va à la chasse perd sa place). On se retrouve une petite dizaine, a l’arrière du bâteau, dans la “cuisine” entre les casseroles et le moteur, sur une chaise de plastique pour une croisière de 6h, sans arrêt pipi, température extérieure qui avoisine les 40 degrés et force du vent proche de zéro. Bref, le rêve! On regrette déjà de ne pas avoir continuer en vélo! Comme prévu, la torture s’arrête 6h plus tard, à Pak Beng, un petit village aux dizaines d’auberges et restaurants qui n’a pour fonction que d’accueillir les touristes en transit entre Houei Xai et Luang Prabang. Bizarre, comme ambiance ! A la sortie du bateau, on doit se faufiler entre les laotiens qui nous proposent toutes sortes de services (taxi, auberge, groom…), c’est la foire, bienvenue au Laos !

Les vélos voyagent sur le toit

En route vers les montagnes:

Généralement les premières 24h dans un pays donne la tonalité du reste du séjour… Heureusement pour nous, le Laos a cassé cette généralité. Lorsqu’on remonte sur les vélos, le lendemain, c’est la tranquillité et le dépaysement complet. La petite route entre Pak Beng et Oudom Xai, nous transporte a une époque que même nos parents n’ont pas vécu. On voit les petites cabanes en bambou perchées à 2 mètres de hauteur sur le flanc des montagnes, les cochons noirs et leurs petits porcelets qui courent aux pieds des cabanes en toute liberté, toutes sortes de plantes étalées sur des plateaux qui sèchent au soleil, les femmes qui tissent la laine ou assise au métier à tisser, brodent leurs habits traditionnels, les enfants, si nombreux qui nous crient (“Sabadi”, bonjour en Loatien) avant même qu’on les aperçoivent ou s’amusent à monter sur le dos des Buffalos.

Les enfants s’amusent à grimper sur le dos des buffalos

Entre 2 villages, on traverse des champs immenses de bananes. On y voit les adolescents, qui transporte les lourds régimes, certainement destinés au marché chinois. Si près de la frontière, on sent l’influence chinoise partout. D’abord l’infrastructure: les routes neuves et une nouvelle ligne de chemin de fer, un projet pharaonique qui devrait relier Kunming(Chine) à la capitale Laotienne, Vientiane. Puis on remarque les restaurants chinois,… Ils investissent même dans le domaine de l’énergie : le premier jour on passera devant un énorme barrage hydraulique en construction. Les chinois ont la main mise sur le Nord du Laos.

Les lourds régimes de bananes transportés à pieds depuis les champs

Le deuxième jour, on plantera la tente au pied d’une cascade le long de la fameuse route 13 qui traverse le pays du Nord au Sud. Et déjà on doit franchir nos 2 premiers cols. La route est impeccable mais très peu peuplée. Entre les 2 cols, il y a tout de même le village de Song Cha, avec son petit marché où l’on goûte pour la première fois aux beignets de bananes, un délice! Après avoir repris des forces, on s’engage pour le deuxième col et déjà on retrouve un peu de fraicheur en altitude. L’épaisse couche nuageuse nous empêche cependant d’apprécier pleinement le paysage. L’unique restaurant en haut du second col est légèrement au dessus des prix moyens mais aussi notre unique espoir de nous remplir l’estomac et reposer les mollets avant d’amorcer la descente jusque Pak Mong.

N’ayant qu’un mois de visa au Laos, nous avons préféré nous maintenir au Nord du pays et profiter de l’air frais des montagnes. Nous sommes déjà fin Mars et en basse altitude, la température grimpe inexorablement, ce qui rend le pédalage difficile aux heures du midi. On a prévu une boucle d’environ 1150 km et 21 000m de dénivelé positif cumulé (voir carte au debut de l’article). Autant dire que nos mollets s’en réjouissent d’avance!

A Pak Mong, un village artificiel a l’intersection de 2 routes (la 13 et la 1C), on s’offre le luxe d’une nuit en auberge (pour environ 50 000 Kip =5 euro) sans douche chaude, on commence à avoir l’habitude! Pas de marché, l’offre gastronomique se limite à quelques boutiques qui vendent exactement la même chose pour un prix exagéré, au moins pour les touristes. On emportera un sachet d’os de poulet, 2 saucisses, une pousse de bambou et du riz gluant pour 5 euro… On a souvent l’impression de se faire avoir! Après Pak Mong, on continue sur la 1C en direction de Phou Lao. Les 30km jusqu’à Nong Khiew sont une merveille. C’est plat et il y a une multitude de petits villages avec leur lots de marché et chose à goûter. L’ambiance des marchés est souvent un peu tristounette. Il n’y a pas grand monde alors le plus souvent les commerçantes dorment la tête sur leur étale pour tuer le temps. Parfois, il y a un coin avec des grillades ou des plats préparés (riz, légumes ou viande dans des feuilles de bananes). Nos connaissances en Laotien étant très limitée, c’est un toujours la surprise quand on ouvre la petite pochette… La “meilleure” surprise a sûrement été d’y découvrir une tête de poule ou encore ses 2 pattes… miam miam. Rien ne se perd ici.

Le marché Laotien d’un petit village

Nong Khiew, une petite perle au milieu des montagnes

Quelques km avant Nong Khiew, on longe la rivière Bak puis l’Ou. On a l’impression de traverser les montagnes en suivant le lit de la rivière. La végétation est une declinaison de vert intense en adéquation avec la couleur de la rivière. Un des plus beau paysage du Laos. Nong Khiew est à cette image. Un petit village tranquille où il est agréable de faire une petite pause. On trouvera un bungalow avec balcon qui donne sur la rivière (rive nord). La rive sud est beaucoup moins authentique, rempli d’auberges, restaurants et “bars cools”, ça reste un repère de Backpacker et Nong Khiew, un endroit de plus sur leur checklist. Le tourisme est une aubaine pour les locaux, on ne peut pas leur reprocher de profiter de la situation.

Coucher de soleil sur Nong Khiew

Seuls au monde ou presque

Les jours qui suivent sont coriaces. Les longs cols s’enchainent, un par jour en moyenne. Au sommet, malheureusement la vue est réduite. Il n’y a aucune plaine aux alentours. C’est un énorme champs de colline verte de taille similaire. La brume de chaleur cachent les reliefs au delà de 30km… dommage. Le trafic est quasiment inexistant. Nos compagnons de route sont le plus souvent les enfants et les femmes (où sont les hommes?), le dos chargé, qui marchent le long de la route. Les villages se font de plus en plus rares. On a du mal à trouver des produits frais pour cuisiner le soir. Comme les Laotiens, le soir on se jette dans la rivière pou se rafraîchir et pour prendre la douche par la même occasion. Les Laotiens vivent comme les poules, au rythme du soleil. Il suffit donc d’attendre que le soleil se couche pour planter la tente tranquillement au bord de la rivière. Par contre, le matin, à l’aube, c’est le voisin qui met la musique à fond pour réveiller le village. Les villages sont vraiment très isolés. Ils ne sont pas toujours rattachés au réseau électrique. Ingénieux, les Laotiens utilisent la force du courant des rivière pour générer leur électricité .

Tous à l’eau, la douche version Laos

Les cols continuent et les paysages se ressemblent. La route est généralement en bon état malgré quelques passages en construction (perpétuelle?), ce qui génère beaucoup de poussière. Comme les locaux, on s’est acheté un masque pour éviter de respirer toute cette poussière. On fera un premier jour de pause a Vieng Thong et se la couler douce à la source d’eau thermale. Le jour d’après, la serpentine avant Phou Lao met nos mollets à rude épreuve. Malgré tout on arrive au sommet sans devoir pousser les vélos comme c’était parfois le cas dans le nord de la Thaïlande. On se laisse glisser jusqu’à Nam Neun, un petit village coincé aux pieds des montagnes. L’offre gastronomique est tres limitée, malgré le nombre de restaurants. Pour changer de la type soupe de nouille Laotienne, on trouvera seulement un endroit qui veuille bien nous faire un “fried rice”(riz et legumes fris). La cuisto essayera même de nous refiler 4 morceaux de boeufs avariés, qu’elle n’ose même pas goûter. Pour sortir de Nam Neun, on a droit à la cote la plus difficile de la boucle. Les courbes s’enchaînent à l’infini avec des pourcentages de pente indécent. En zigzaguant tout est possible 😉 Après le col on restera un moment au dessus de 1000m, la tête dans les nuages (littéralement), avant de redescendre au village de Muang Kham. De nouveau, on profite de la source d’eau chaude pour reposer les jambes le soir et on y plante la tente sans problème. On y croisera un prof d’anglais, super sympa au premier abord, mais qui nous quittera en colère sans même dire au revoir lorsqu’on refuse de lui payer une deuxième bière…

Phonsavan, une région pleine d’histoire

Après 2 semaines au Laos, on visite notre première “grande ville” du Laos, Phonsavan, avec un “vrai” grand marché et toutes ses variétés. Nos papilles et nos pupilles sont émois, mais notre estomac trop petit pour goûter à toutes ces nouveautés : toute une panoplie de beignets, plats cuisinés, desserts au tapioca et lait de coco,… Phonsavan est un site chargé d’histoire. A quelques km au nord, on peut encore y voir les cratères des bombes américaines. Au sud, on peut visiter la plaine des jarres. Après une journée de pause à Phonsavan, on remonte sur les vélos direction Luang Prabang. Pas grand chose d’intéressant sur le route à part les nombreux champs de pastèques, la petite faiblesse de Pablo. Il fait si chaud qu’on apprécie bien de se réhydrater en avalant une pastèque entière à la pause goûter 🙂 C’est aussi l’occasion de la partager avec les enfants.

Pause pastèque à l’heure du goûter

A Phou Khoon, on se laisse tenter par l’idée d’aller planter la tente dans un jardin de fraise (recommander par un autre cyclo). Il faut dire l’endroit est difficilement accessible, mais la vue est magnifique et le propriétaire super sympa. Il y a des douches chaudes et une table pour cuisiner, que demander de plus ? Après Phou Khoon, on retrouve la route 13, malheureusement pas dans le même état qu’on la connaissait. A l’époque ils étaient en train de refaire la route et on en a vu de toute les couleurs ou surtout de toute les etape de construction: d’abord la route en terre, ensuite les cailloux, et le pire le goudron, pas encore sec qui colle à nos roues. De quoi vraiment perdre son calme !

Tout se qui monte, descend 😉 C’est encore mieux quand la route est en bonne condition

Au détour d’un marché, on croise les 2 cyclistes anglaises de “brakesandcakes”, freins et gâteaux en francais. Ça sonne pas aussi bien qu’en anglais, mais elle nous affirme que beaucoup de personne ont compris qu’elles étaient assez gourmandes et leurs offrent des gâteaux! J’envisage tout de suite de changer le nom de notre blog… MaPaenTour-and-cakes, mais Pablo ne trouvait ça pas trop accrocheur, dommage 🙁

Contact avec les locaux :

La communication avec la population locale est très limitée. On ne sait que quelques mots de Laotien(ou Thai) et eux ne connaissent pas un mot anglais… Notre mode de vie en Europe ou notre mode de voyage est si éloigné de leur façon de vivre que nos conversations Malgré tout, ils leur arrivent de rester de long moments en silence a nous observer monter la tente ou cuisiner. Souvent ils nous invitent à dormir chez eux, mais la communication est si réduite que l’on préfère refuser, de peur d’être mal à l’aise ou trop voyeur.

Quand on arrive a Vieng Kham, la fête bat son plein dans l’unique restaurant du village. Une dizaine de personnes en costard et tailleur (un contraste avec le look des locaux) ont déjà consommé une montagne de bière quand on arrive. Un d’entre eux s’approche, il parle parfaitement l’anglais, est un fonctionnaire de Vientiane(la capitale du Laos). Il nous explique qu’il est venu (avec son énorme 4×4) ce matin depuis Vientiane pour participer à une réunion sur l’avancement d’un projet ayant pour but de renforcer l’éducation des enfants dans la région. La réunion n’a pas dû durer longtemps, a 14h ils ont déjà les yeux troubles et chante le karaoké à tue-tête (ils savent aussi bien dépenser l’argent public que chez nous).

La problématique est pourtant bien présente. Le nombre d’enfants par femme est aux alentours de 3. C’est définitivement le pays ou l’on a vu le plus d’enfants depuis le début du voyage. Malheureusement, ici dans les montagnes, les écoles ne sont pas nombreuses et les enfants doivent parcourir de nombreux km à pieds pour aller à l’école. Le transport publique n’existe pas. Quand on passe devant les écoles, à n’importe quelle heure de la journée, les enfants jouent dans la cour ou crient dans la classe. On se demande bien ce qu’ils arrivent à apprendre. C’est pour ceux qui ont la chance d’aller à l’école. Pour le reste, ils doivent aider leurs parents dans les champs, aller chercher de l’eau ou du bois,… Lorsqu’on campe pas loin de Nam Neun, un groupe de jeune fille (entre 10 et 13 ans) sur le chemin de l’école, s’arrêtent pour nous observer. On fait quelques photos, on leur demande de nous écrire leur prénom et leur adresse. Sur le groupe, seule une fille sait écrire et elle doit longuement réfléchir, regarder plusieurs fois dans ses livres pour savoir le nom de la région et écrire correctement l’adresse…

Les écolieres curieuses sur le chemin de l’école

Luang Prabang et le nouvel an boudhiste:

Quand on arrive à Luang Prabang, mi-Avril, ils annoncent 40 degrés. Seuls les boissons au jus de canne à sucre (fraîchement pressé dans la rue) et glaçons, nous permettent de survivre. Luang Praban est connue pour ses temples et monastères Bouddhistes mais aussi pour son architecture coloniale. On peut y voir encore les maisons Blanc-Noirs construites sous le protectorat français, qui donne beaucoup de style et de charme à cette ville traversée de part et d’autre par 2 rivières aux couleurs différentes, le Mekong et le Nam Khan. C’est certainement la ville du Sud-est Asiatique que l’on a préféré!

Luang Prabang, coincée entre 2 rivières, au pied des montagnes

On est arrivé quelques jours avant le nouvel an bouddhiste (“Pi mai lao”) qui a lieu chaque année mi-Avril, qui coïncide avec la fin de la saison sèche et le début de la mousson. Le nouvel an dure normalement 3 jours avec des rituels bien particuliers. C’est surtout l’occasion d’organiser une bataille d’eau géante. La ville entière se munit de pistolets à eau, sots, piscines gonflables,… C’est difficile de faire 2 pas dans la ville sans prendre la douche, par ces températures on s’en plaint pas.

La bataille d’eau géante pendant le nouvel an à Luang Prabang

On quittera Luang Prabang avant la fin des festivités. Mais sur la route 13, qui nous mène en direction de la Chine, chaque fois qu’on traverse un village (environ tous les 5 km), on se fait asperger par les enfants. Certains petits rigolos ont mis du colorant rose indélébile dans l’eau. Du coup, le soir c’est Pablo qui galère pour enlever l’énorme tache sur sa jolie chemise d’explorateur pour “national geographic” beige. La route cependant est vraiment magnifique, on longe le Mekong et les champs de riz parés de leur vert intense. Après Oudomxay, on plantera la tente dans la cour de l’école du village. On partagera nos bananes avec un des professeur de l’école et sa petite fille avec qui on discutera de l’influence chinoise dans la région. Entre Oudomxay et Boten (la ville frontalière) on cherche désespérément une poste pour pouvoir envoyer nos cartes postales(ben oui, je m’y prend toujours un peu en retard), sans succès. On finira par les envoyer de Chine(elles sont quand même bien arrivées).

Au Laos, il est possible de camper dans la cour de l’école du village, après avoir demander l’autorisation bien sûr 🙂

Boten n’existait pas vraiment jusqu’à ce que les chinois décident d’y construire un énorme centre commercial et 3 restaurants en face, pas de quoi y passer plus d’une demi-heure. Peu à peu, on remarque l’augmentation du trafic et les camions qui s’agitent et remuent la poussière. Oui, c’est bien ça, on arrive en Chine !

Passage de frontière entre le Laos et la Chine : les camions et la poussière

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