Kosovo, ARYM et Grèce – La Macédoine, une salade délicieuse

Gjakova (Kosovo) –  Kastraki (Grèce)

21.07 au 04.08.2016

GPX:

Ce trajet fait parti de la route postée sur Wikiloc. Vous pouvez télécharger les deux .GPX ( Kosovo : GPX1 et Macedoine: GPX) depuis la page internet.

Veloframes:

Kosovo

Macedoine

Grèce

Description générale de la route:

On retiendra :

En entrant au Kosovo, on ne sait pas vraiment si on a quitté l’Albanie. A vrai dire, c’est difficile de connaître les couleurs du drapeau du Kosovo, puisque le seul qu’on voit afficher partout c’est l’Albanais. On en voit même pratiquement plus qu’en Albanie. On est surpris de voir que l’on peut payer en euro. Le pays est tellement jeune, officiellement crée en 2008, (mais pas reconnu par tous les pays entre autres l’Espagne) qu’il n’a pas encore eu le temps et surtout la capacité économique de créer sa propre monnaie. On se rend compte que tous les panneaux sont bilingues Albanais/Serbo-Croates. Le Kosovo reste malgré tout  plus développé en comparaison avec l’Albanie, grâce certainement à son appartenance antérieure à la Yougoslavie.

On a enfin le droit à un peu de repos pour les genoux, le Kosovo est une plaine, joie! Portés par le vent, on avale les kilomètres qui nous séparent de Gjakovë. L’heure est parfaite pour le “domestic café” (café turc) et un petit croissant, que l’on peut savourer dans le vieux bazar de Gjakovë , le plus ancien bazar du Kosovo. Avec ces petits magasins en bois, ce bazar est l’un des plus joli et authentique que l’on ait pu visiter.

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Bazar de Gjakovë

Ce qui nous frappe sur la route c’est le nombre de grosses voitures de luxe étrangères (suisse, allemande,…). Le mystère va s’éclaircir quelques kilomètres plus loin, à Prizren. Après avoir demandé une bonne adresse pour le déjeuner à l’office du tourisme, on se met à sa recherche, l’estomac gargouillant. Bonne pioche, Pablo demande par hasard conseil à une jeune Suisse-Française. Son père, originaire du Kosovo et immigré en Suisse depuis de nombreuses années, vient à la rescousse. Il connaît le coin par cœur. Apres nous avoir dirigé vers le restaurant et suggéré quelques plats du coin, ils s’assoient à quelques tables derrière nous pour déjeuner. Au moment de demander l’addition, le serveur nous informe qu’elle a déjà été réglée par la table derrière justement… On en profite pour aller prendre le café avec eux et poser quelques questions sur ce jeune pays. Ces touristes en voiture de luxe sont en réalité des immigrés venu rendre visite à leur famille pendant l’été. C’est pour nous remercier de notre curiosité à visiter son pays d’origine qu’il nous a offert le déjeuner. Le Kosovo n’est pas un pays dangereux pourtant victime de son histoire récente, peut être aussi de sa population en majorité musulmane, très peu de touristes s’ y aventure. Le pays, comme ses voisins, traverse une crise économique importante et vit sous perfusion de ses immigrés qui ont réussi leur vie à l’étranger et envoient régulièrement une petite aide. La vie sur place est vraiment bon marché. Pablo se laissera couper les cheveux juste avant la frontière macédoine pour à peine 2 euro.

Après Prizren, on prend le raccourci qui passe par le parc national de la montagne de Sharr. Ça monte de nouveau à 1500m d’altitude, alors on décide de divisé l’ascension en 2 jours. On s’arrêtera le premier jour à 900m d’altitude près de  Mushnikovë. On voit 3 maisons identiques et un énorme jardin. On en profite donc pour demander si on peut planter la tente. Par hasard encore une fois, je pense qu’on est arrivé dans une famille typique du Kosovo. Les 3 maisons appartiennent en réalité à la même famille, il y a les grands-parents, les enfants et les petits enfants, la belle-famille,… Le soir sous la tente, on essaye de faire le point sur qui est le frère de qui,.. Mais la famille est tellement nombreuses et l’anglais trop limité, qu’on laisse tomber. En tout cas, ils viennent ensemble, répartis dans les 3 maisons. En plus ce jour-là , une partie de  la famille qui vit en France et d’ailleurs est venu leur rendre visite. Vers 20 heures, il y a une quinzaine d’enfants qui jouent au foot dans le jardin et nous à 30 mètre d’eux sous la tente…  Heureusement vers 22h c’est l’extinction des feux et on pourra bien se reposer pour nos objectifs du lendemain. Vers 10h on arrive au sommet. On se fait accueillir par des vaches qui sont en train de retourner les poubelles sur la route. Sur 500 mètre, c’est la déchetterie. Il y a bien quelques marchands de fruits quelques mètres plus loin et certainement les fermiers dans le coin mais personne ne fait rien pour les empêcher. Ça doit être normal… Hum le bon lait au goût de plastique. On prend rapidement le petit-déjeuner et on se remet en selle pour rejoindre la Macédoine, ou plutôt ARYM (Ancienne République yougoslave de Macédoine) de son nom officiel(pour ne pas vexer les grecs) et sa capitale Skopje.

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Parc national de la montagne de Sharr

On  nous avait dit que ça ne valait pas à peine de passer par Skopje, la ville des statues. Cependant je dirais qu’elle vaut la peine d’être visitée pour voir le degrés de folie du maire de la ville et de ses projets pharaoniques pour donner une authenticité fabriquée à cette ville. Le summum est atteint avec l’immanquable statue d’Alexandre le Grand sur la place de la Macédoine, qui lui vaut tant altercation avec son voisin grec. C’est triste de voir combien d’argent public est investi pour construire des palaces pour les différents ministères et quelques rues plus loin des poubelles en fin de vie ( où les moyens manquent pour être réparée ou remplacée). Il faut aussi se demander quel sens de donner un air de capitale moderne( et peu représentatif du reste du pays) à Skopje quand le reste du pays vit dans la pauvreté. C’est pourquoi chaque année les Macédoniens montrent leur mécontentement à travers des gestes symboliques. Cette année est marquée sous le thème de la révolution des couleurs. Sur de nombreux immeubles et projets inutiles, ils jettent des boules de peintures.

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La revolution des couleurs a Skopje

On quitte la capitale pour se diriger vers le sud ouest pour visiter le lac d’Ohrid dont tout le monde nous parle sur le chemin. On fera un petit détour pour aller visiter le canyon de Matka(ici une petite video du canyon) en canoë (pour récupérer le déséquilibre bras/jambes en muscle), d’une beauté exceptionnelle. En arrivant à Tetovo (à quelques km de la frontière), c’est comme si on était revenu en Albanie, de nouveau partout des drapeaux albanais et des minarets à chaque coin de rue. Après Tetovo, pour éviter l’autoroute on passe à travers de nombreux petits villages avec leur petits marchés de fruits et légumes, leurs cafés remplis d’hommes addicts du café turc et quelques mosquées. C’est la bonne saison pour les fruits alors on achète des pêches, des brugnons, des abricots,… pour presque rien. Quel régal ! C’est notre carburant. Pour la pause déjeuner on commande une limonade en terrace d’un petit bar près de Gostivar et de fil en aiguille Pablo finira par se faire raser la barbe gratos par un turc. Beau comme un camion le Pablo !

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Pablo chez le barbier au Kosovo

On traversera ensuite le parc national de Mavrovo. On est frustré de ne pas avoir les chaussures de randonnée quand on voit les panneaux qui indique des routes qui vont jusqu’au sommet des montagnes avoisinantes. Longer le lac entouré de montagne, traverser la forêt, suivre une petite rivière, observer les sommets, les couleurs,… même s’il pleut légèrement, c’est un pur instant de bonheur. Quand le soleil commence à se coucher, on arrive à quelques kilomètres du lac d’Ohrid(ici video petite baignade dans le lac). En demandant un endroit tranquille pour planter la tente, on se retrouvera chez les orthodoxes, dans le jardin du monastère du village avec un couple de paon et des poules pour voisins. Le lendemain matin, la personne qui entretient le monastère (et le bar du jardin: le corps et surtout le sang du Christ:)) nous offrira le café et le raki (wahh, ça décrasse!) le tout avec la musique macédonienne (qui ressemble fortement à la Turque) à fond.

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Une nuit chez les Orthodoxes

On fera rapidement le tour (sous la pluie)de la ville d’Ohrid, ville célèbre pour l’invention de l’alphabet cyrillique et de ses innombrables églises orthodoxes.

Pour rejoindre Bitola, on passera par le parc national de Galichica pour pour admirer la vue sur le lac d’Ohrid et son voisin de l’autre côté de la montagne, le lac Prespa. En faisant quelques courses avant de planter la tente près du lac de Prespa, on aura la chance de rencontrer Blaze. Blaze vit avec sa famille au Canada depuis plus de 20 ans, mais revient l’été en Macédoine pour rendre visite à sa famille, ses amis, mais aussi pour toutes les célébrations religieuses de la famille: mariage, baptêmes… Ils nous invite à planter la tente dans son jardin et boire quelques bieres. C’est génial de pouvoir avoir son point de vue sur l’histoire de la Macédoine et son expérience au Canada.  

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Plantage de tente chez Blaze et Rozita

Le lendemain, on visitera rapidement le centre de Bitola et les ruines de Heraclea Lyncestis, une cité de la Macédoine datant de l’époque de la Grèce antique avec de magnifiques mosaïques. En passant la frontière grecque, on marque une étape importante dans notre voyage. C’est la fin des Balkans. Il s’est écouler plus d’un mois depuis notre entrée en Croatie. On reste sous le charme de cette région d’une beauté incroyable, chargée en histoire et l’accueil de son peuple.

Il nous reste encore quelques centaines de kilomètres en Grèce avant notre pause estivale. On rejoindra Christos,un ami de Pablo, a Meteora dont les parents sont originaires de la region. En passant la frontière, c’est peut être la fatigue des derniers jours ou la nourriture des restaurant de Macédoine qui nous met tous les deux KO, heureusement l’un après l’autre. On suit les impresionantes exploitations minières Grecques mais on peine à faire 30km par jour. Après 5 jours on arrive enfin à Meteora. Meteora, quel lieu atypique… Les moines orthodoxes grecques ont décidé de construire leur monastère perches au sommet d’énormes masse grises(pour  reprendre la définition de wikipedia). Christos, le meilleur ambassadeur de Meteora et fin connaisseur des sentiers secrets, nous conduira au sommet de ses masses rocheuses pour y admirer la vue imprenable et nous montrera l’endroit comme aucun autre guide professionel. Nos jambes s’en souviennent encore. Par chance, et hospitalite grecque oblige, après l’effort le reconfort. L grand-mère de Christos nous attendait avec un festin de spécialités grecques(notre estomac s’en souvient encore aussi). Merci Christos!

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Coucher de soleil sur Meteora

   

One thought on “Kosovo, ARYM et Grèce – La Macédoine, une salade délicieuse

  1. Bah c’est cool! Cest un peu mou comme comments mais je viens pas souvent faut pas je fasse genre le mec qui a tout suivi! Bisous les cocos! J’espère que vos fesses vont biens!!!

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