Croatie et Monténégro – Marco Polo n´était qu´un débutant

Ploče(Croatie) –  Bar (Montenegro)

01.07 to 14.07.2016

  • jour 1 : Blagaj (Bosnie) – Ploče(Croatie)
  • jour 2 : Ploče (Croatie) – Ferry de Drvenik a Sućuraj –  Poljica (Croatie)
  • jour 3 : Poljica (Croatie) – Jelsa (Croatie) + 2 jour pause à Jelsa
  • jour 4 : Jelsa (Croatie) – Hvar (Croatie)
  • jour 5 : Hvar (Croatie) – Ferry de Hvar a Korčula – Lumbarda (Croatie) + 3 jours de pause chez Lother et Karin
  • jour 6 : Lumbarda (Croatie) – Ston (Croatie)
  • jour 7 : Ston (Croatie) – Trsteno (Croatie)
  • jour 8 : Trsteno (Croatie) – Mikulići (Croatie) + 1 jour pause chez Marko
  • jour 9 : Mikulići (Croatie) – Sutvara (Montenegro
  • jour 10 : Sutvara (Montenegro) – Mišići (Montenegro)
  • jour 11 :  Mišići (Montenegro) – Shirokë (Albanie)

GPX:

Ce trajet fait parti de la route postée sur Wikiloc. Vous pouvez télécharger les deux .GPX ( GPX1 etGPX2) depuis la page internet.

Veloframes:

Croatie

Montenegro :

Description générale de la route:

On retiendra :

  • les vues époustouflantes depuis le sommet de l’île de Hvar
  • Les champs de pin et de lavande et l’odeur qu’ils diffusent sur l’île
  • Les petites ruelles étroites des vieilles villes de Jelsa et Stari Grad,… et leur style vénitien
  • la petite route exceptionnelle entre Potomje et Trstenik (certainement dans notre top 5 des routes depuis le début du voyage)
  • Malgré la pleine saison, les petites criques tranquilles et l’eau bleu turquoise sur Hvar et en général le long de la côte adriatique en Croatie
  • Le spot warmshower de Marko : immanquable
  • les bouches de Kotor au Monténégro et ses paysages digne des plus jolie fjords Norvégiens
  • La future eurovélo 8 (pas encore balisé à notre passage) qui longe la côte Adriatique en Croatie et au Monténégro nous a paru particulièrement scénique, avec vue sur la mer d’un côté et vue sur les imposantes montagnes de l’autre côté

Route:

En Bosnie, on a longtemps hésité si continuer vers le sud en direction des montagnes du Monténégro (on nous parlait toujours positivement des “Durmitor”) ou alors, nous diriger vers la côte Adriatique, la plage, les baignades quotidiennes, les îles croates, moins de dénivelé (en tout cas, dans mon imagination, on me dit “île”, moi je pense à l’île allemande la plus plate qui existe : Sylt!). Devant ce dilemme cornélien, mon cœur a balancé pour mon maillot de bain. Pas de bol les îles croates appartiennent aux Alpes dinariques, autant dire que ça m’a rappelé par moment la Norvège(le pays où le plat n’existe pas). L’inconvénient c’est qu’on a choisi la pire époque pour visiter la Croatie, le plein été… Passer des sommets à 400m d’altitude, c’est pas difficile en soi, mais avec une côte à 10% sous 38 degrés avec le macadam qui vous cuit autant par dessous que le soleil par dessus et pas même une petite brise pour vous rafraîchir, ça avait un petit air d’ enfer! Et même parfois(vous allez pas le croire), j’ ai souhaité la pluie et les 13 degrés de l’été norvégien, si si!

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En arrière plan a gauche l´’île de Korcula et à droite la ville d´Orebic. Petit sommet à 400m sous 36 degrés à 11h…

Malgré tout, l’eau transparente de la mer Adriatique, les petites criques, l’odeur de pin et de lavande, les vues époustouflantes au sommet des îles en valent la peine. En faisant quelques recherches de combinaison de ferry, notre plan était le suivant : rejoindre au plus vite le littoral depuis la frontière Bosniaques de Metkovic en suivant le fleuve Neretva jusque Ploče. Remonter la côte vers le Nord pour prendre un ferry à Drvenik, traverser l’île de Hvar d’Est en Ouest, arriver à Hvar(ville) et prendre un ferry pour Vela Luka(sur l’île de Korcula) pour traverser cette fois-ci l’île de Korcula d’Ouest en Est. Malheureusement, le ferry qui fait la liaison entre Hvar et Vela Luka ne prend pas les vélos à bord, seulement les passagers! On a été obligé de rester une nuit de plus à Hvar pour prendre un ferry le lendemain matin qui mène tout à l’Est de l’île à Korcula, la suposée ville de naissance de Marco Polo. Le concept de Hvar(ville) est simple : “Voir et être vu” donc la crème de la Jet Set avec les énormes yachts,…pas trop notre environnement avec nos “t-shirt” pas lavé depuis 2 jours.

Sur une plage de Lumbarda (sur l’île de Korcula), 2 anges Allemands (Lother et Karin) ont croisé notre chemin. Nos trace de bronzage (short, t-shirt et sandales… sexy quoi!) les ont tout de suite impressionnés et leurs ont surtout rappelés de bons souvenirs, leur voyage de 6 semaines au Vietnam en vélo.  Après nous avoir payé le café, ils nous ont gracieusement invité à rester chez eux pendant 3 jours, on pouvait pas refuser 🙂 Ils nous ont littéralement adopté. Pendant 3 jours, on s’est senti chez eux comme à la maison, ca nous a fait le plus grand bien ! Malgré tout, il a fallu se remettre en route.

Petit-déjeuner en companie de Lother et Karin sur l’île de Korcula. En arrière plan la péninsule de Peljesac.

Depuis Korcula on a pris notre dernier ferry Croate qui nous a ramené sur la péninsule de Pelješac, à Orebic. A la sortie d’ Orebic, il n’y a malheureusement pas d’alternative à la route nationale cependant après Potomje, il y a un petit tunnel qui permet d’accéder à une petite route qui longe la côte. C’est une des routes les plus magnifiques qu’on ait eu l’occasion de parcourir. Un peu perdue, elle est très peu fréquentée. Perchée à quelques centaines de mètres d’altitude, elle paraît comme un balcon sur la mer, nous donne la chance d’observer les petits villages croates authentiques au bord de la mer et d’avoir une vue splendide sur l’île d’en face, Mljet. Juste avant de rejoindre la “terre ferme”, on passera devant l’impressionnante muraille de Ston. On profite de ces derniers instants de répit avant d’arriver sur les routes agitées du littoral croate en pleine saison.

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Entre Potomje et Trstenik avec l’île de Mljet en arrière plan

Heureusement les routes sont assez larges pour que les voitures nous dépassent en toute sécurité. On décide de s’arrêter à une dizaine de kilomètres avant Dubrovnik et laisser les vélos tranquillement dans un camping tranquille à Trsteno pour prendre un bus pour visiter la vieille ville sans se préoccuper des vélos. On sera très déçu de la vieille ville de Dubrovnik. Certes les maison en pierre et les rues étroites ont beaucoup  de charme, mais ils l’ont transformé en Disneyland avec tous les magasins de souvenirs et restaurants avec tellement de table en terrasse qu’il est difficile de se frayer un chemin pour arriver au port. Les énormes bateaux de croisière qui déversent leur milliers de touristes entre 9 et 17 heures sont une aubaine pour les Croates. Cependant, on s’est demandé si certains vivent encore dans cette partie de la ville sur-exploitée et méga touristique. Apparemment, l’atmosphère de la ville est complètement différente en basse saison, faudra qu’on revienne pour voir ca!

Dubrovnik en arriére plan
Dubrovnik en arrière plan

En suivant la route du littoral en direction du Monténégro, on tombe sur le spot Warmshowers le plus insolite, perché à 450 m d’altitude et loin de tout. On a la chance d’y rencontrer Marko, un octogénaire croate ayant vécu la majeur partie de sa vie au Canada, et ses 2 acolytes, James et Félix. James s’est donné 5 ans pour faire le tour du monde en vélo. Pour le moment, l’endroit l’a séduit et il a décidé de donner un coup de main à Marko pour monter son projet de train touristique depuis 6 mois. Félix lui a déjà fait un tour d’Europe de l’Est en vélo en hiver lors qu’il avait à peine 20 ans. Voyager à vélo c’était trop rapide à son goût. A 23 ans, après avoir étudié architecture, il a décidé d’assembler lui-même sa roulotte “tractable”. Il la tire depuis 15 mois à travers l’Europe, quelle vie incroyable! Les derniers kilomètres au sud de Dubrovnik, juste avant la frontière Monténégrine nous offre un spectacle de paysage et de nature sauvage. Ca sera une de nos descente la plus rapide, au delà de 60 km/h.

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Juste avant la frontière Montenegrine petite pointe a 60 km/h:-)

Vous avez déjà entendu parler du Las Vegas d’Europe ? Quand les Croates nous décrivent  en ces termes la côte Monténégrine, ça nous a un peu refroidi… Et en effet, fini le calme des petites criques quasiment inaccessible du Sud de la Croatie et place aux longues plages de sable à densité de parasols aussi élevée que de touristes au mètre carré, aux innombrables hôtels alignées les uns après les autres, sans oublier leurs casinos. On a certainement raté le meilleur du Monténégro, les montagnes magnifiques au Nord. Le contact avec les autochtones est toujours plus difficile dans les zones mega touristiques, même nos vélos n’attirent pas leur curiosité…  c’est pourquoi on mettra à peine 3 jours pour traverser les quelques 200 km de côte. On retiendra les bouches de Kotor, pour leur tranquillité et leur petit air de Fjord, aussi parce que ca sera l’unique journée de répit (presque sans dénivelé). La ville de Kotor est en quelque sorte, une mini Dubrovnik, qui reste malgré tout plus authentique et moins exploitée. On traversera Budva et Bar sans trop s’y attarder, villes balnéaires typiques. Les plages au sud d´Ulcinj sont, parait-il plus sauvages. Nous, on est trop pressé d’arriver en Albanie, on tournera vers l’intérieur des terres après Bar, la route la plus courte pour arriver à Shkoder.

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Une plage du Monténégro

Info camping:

En Croatie, on a fini par aller souvent en camping, même si ça ne nous plaisait pas parce qu’ils sont plus chers que nímporte quel pays qu’on a traversé avant (entre 20 et 25 euro/nuit en haute saison) car super équipé, avec piscine,…. Mais nous, on arrive généralement vers 20h et on repart vers 7h, donc ca fait cher pour prendre la douche.  On ne peut les éviter, premièrement parce qu’il y en avait partout.  C’est donc plus difficile de demander de planter la tente dans un jardin quand le camping le plus proche est à 2km… et deuxièmement parce qu’il est difficile de trouver un endroit propice (pierre, pente ou végétation abondante). On a utilisé quelques fois la technique restaurant le soir contre plantage de tente dans le jardin. Sur Hvar, le spot était fabuleux, les mets exquis mais la facture salée…  Au Monténégro c’était par contre largement plus facile, tout du moins près de la côte.

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Le meilleur spot de bivouac du restaurant au sommet de Hvar

Conseils

Le bon point c’est qu’on profite de la proximité de la mer pour faire une bonne pause le midi de 13h à 17h avec plongeon dans la mer Adriatique inclus, la vie est belle, on peut pas se plaindre! Certes il faut se lever à l’aube, on a réglé le réveil à 5h30, pour pouvoir commencer à pédaler vers 7h… On imbibe notre “buff” et le t-shirt d’eau. Cette technique fonctionne super bien pour garder la tête au frais.  Les fontaines d’eau (si commune en Bosnie) ont disparu en Croatie. Donc dès qu’on voit un bar ou un restaurant on en profite pour recharger toutes les gourdes. Pour oublier la douleur et la chaleur, on se met un petit podcast de musique. On est super satisfait du rendement de notre panneau solaire et de la batterie externe. On arrive à recharger nos portables et notre haut-parleurs (la liste de notre équipement devrait être bientôt en ligne…).

Milles mercis également à Sophie qui nous avait recommandé les t-shirt en laine de mérinos. Malgré les 3 litres de sueur que l’on perd chaque jour, ils nous permettent de garder une odeur que je qualifierai d´”acceptable” et par conséquent un contact social;) Ils ont également l’avantage de sécher surper vite!

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