“Dopasch” ou Goulasch?

Viennes – Satorhely :

Route:

  • jour 1 : Viennes – Winden am See
  • jour 2 : Winden am See – Neudorfbei bei Pandorf avec Karl et Elizabeth
  • jour 3: Neudorfbei bei Pandorf(Autriche) – Bratislava(Slovaquie)
  • jour 4: Bratislava(Slovaquie) – Vamosszabadi(Hongrie) au stade de football
  • jour 5: Vamosszabadi(Hongrie) – Komarom(Hongrie)
  • jour 6 : Komarom(Hongrie) – Sturovo (Slovaquie)
  • jour 7 : Sturovo (Slovaquie) – Budapest (Hongrie) chez Francesco
  • jour 8 : Budapest (Hongrie) – Székesfehérvár(Hongrie)
  • jour 9 : Székesfehérvár (Hongrie) – Balatonfüred (Hongrie)
  • jour 10 : Balatonfüred (Hongrie) – Bábonymegyer(Hongrie) au restaurant de Györg
  • jour 11: Bábonymegyer(Hongrie) – Őcsény(Hongrie)
  • jour 12 : Őcsény(Hongrie) – Sátorhely(Hongrie) chez Ijvan et Rita

GPX:

Ce trajet fait parti de la route “MaPa en Tour – Germany (Munich) and Austria (Isar – Danube – EuroVelo 6” et “MaPa en Tour – Eslovaquia and Hungary (Danube – EuroVelo 6 – Balaton – Mohac)” postée sur Wikiloc. Vous pouvez télécharger les deux .GPX (.GPX1  .GPX2) depuis la page internet.

Veloframes:

Avant toute chose, on remercie Matthias de nous avoir laisser squatter sa colloc’ pendant 3 jours à Viennes. On ne parlera pas de Viennes ici puisqu’il s’agit plus de décrire le parcours en vélo, plus que les mégalopoles visitées. On recommande bien sûr un week-end à Viennes pour les amoureux de châteaux et d’opéra!

in Vienna with Matthias and Igor
À Viennes avec Matthias et Igor

Donc, ayant marre des pistes cyclables parfaites le long du Danube et surtout une grosse envie de nous baigner, nous avons décidé de faire un petit détour par le lac de Neusiedler, au sud-est de Viennes. La route nationale qui nous y mène n’est pas trop agréable avec les camions qui nous dépassent à toute vitesse mais ça a l’avantage d’ aller vite. On aura droit aussi à notre première côté sérieuse, qui nous fait monté 100m d’ altitude, une blagounette, juste avant d’arriver au lac. Et la surprise, on aperçoit un immense parc d’éoliennes. Il y a beaucoup de vent et on se demande si le sifflement continue que l’on entend provient de leur mouvement…
Ni une, ni deux on va tester l’eau du lac à 20 degrés, un vrai régal. On profite également des douches pour organiser notre premier journée en camping sauvage. On trouve un endroit parfait, caché derrière une cabane et au milieu des champs de vigne.

first bath in Neusiedlersee
Première  baignade à  Neusiedlersee

Pour rejoindre Bratislava on suivra la piste cyclable Windradweg (la route du vent) qui nous fait traverser les champs d ‘éoliennes autrichiennes. Decidement, traverser l Autriche à vélo on a rapidement un aperçu de leur production d électricité avec ses 11 barrages le long du Danube et ses énormes champs d’éoliennes, un pays tourné vers les énergies renouvelables.

following the Windradweg in Austria
Sur la route du vent en Autriche

On aura la chance de rencontrer Jana et Philip à Brastislava, des amis de Reinhard, que l’on a croisé un peu plus tôt le long du Danube. Jana et Philip sont nés à Brastislava et sont des passionnés de l’histoire de leur ville. Un grand merci a eux d’avoir pris le temps de nous montrer cette superbe ville.

With Philip in Bratislava
Avec Philip à  Bratislava

En entrant en Slovaquie, on commence vraiment l’aventure. Toute la signalisation nous paraît chinois. La jeune génération parle anglais, pour le reste c’est le langage des signes. En Hongrie, c’ est la même chose, on rencontrera aussi beaucoup de personnes qui parlent Allemand, qui travaillent ou ont travaillé en Allemagne.
On avance le long de l’ eurovelo 6 variant rive gauche et rive droite en fonction des villes à visiter, en longeant la frontière entre la Hongrie et la Slovaquie. La piste cyclable n’ est pas aussi parfaite qu’ en Allemagne et Autriche, mais c’ est toujours bien indiqué, impossible de se perdre!
On retiendra :
– Györ et sa vieille ville magnifique
– Komarom et ses eaux thermales
– la basilique d’Esztergom(3ème basilique plus grande d’europe)
– Budapest(bien-sur), merci a Francesco, un ami de Pablo chez qui on a pu passer 3 jours

Avec Francesco à Budapest
Avec Francesco à Budapest

– le lac Balaton (le plus grand d’Europe) en dehors du trajet de l’ eurovelo 6 mais sur la recommandation de papa (Merci!) et le monastère de la péninsule de Tihany
– la route vallonnée qui nous ramènera de nouveau sur l’Eurovélo 6 et nos pauvres mollets
– notre vol inattendu au dessus de Szekszard
– la rencontre de Györg à Dunaszeksco et son exposition de photos et objets du début du XXeme siècle. Il a pris le temps de nous raconter l’histoire de la ville.
– Le monument/musée de la défaite des hongrois contre les Ottomans en 1623 près de Mohacs

En général, la situation en Hongrie et en Slovaquie n’invite pas à l’optimisme. Lors de nos conversations, on a pu comprendre que le salaire moyen est environ de 300 euro/mois et qu’ils doivent souvent cumuler plusieurs emplois pour obtenir un salaire décent. Et pourtant, en comparaison, le prix de la nourriture et de l’essence est pratiquement le même qu’en Allemagne ou en France. Les campagnes se vident peu à peu au profit des grandes villes ou d’ autres pays. C’est le cas de Thomas, un slovaque que l’on a croisé juste avant Sturovo. Il travaillait pour un groupe international en tant que soudeur, il assemblait les carrosseries des voitures des marques que l’on connaît tous pour un salaire qui lui permettait de survivre. Il nous raconte qu’il était deux mois en congé maladie par an à cause du travail éprouvant. Après quelques années, il a décidé de s’expatrier en Australie. C’était la première fois qu’il revenait en Europe après 2 ans là-bas. Il avait le cœur lourd de vivre si loin de sa famille et de son beau pays. On a pu apprendre aussi par Györ que la ville de Dunaszekcso comptait jusqu’à 6000 habitants après la seconde guerre mondiale alors qu’ elle n’ en compte à peine 800 aujourd’hui. On aperçoit partout les pancarte à vendre (elado) devant des maisons au façade datant du début du XIXeme siècle. Ca devait être joli…

Györ explaining the exhibition in Dunaszekcso
Avec Györ devant l’exposition sur la ville à Dunaszeksco

En ce qui concerne le camping sauvage en Hongrie, on a jamais eu trop de difficultés à trouver un endroit. Les hongrois sont cependant un peu méfiants. Sur la semaine passée en Hongrie, on ne sera invité qu’une seule fois à dormir dans le jardin. Pour le reste on a pu dormir à côté d’un stade de foot (avec douche dans les vestiaire, bon plan!), dans un parc, à côté d’un restaurant où on a mangé le soir,… Le moment fort restera le bivouac à côté de l’aérodrome d’ Ocseny, près de Szekszard. Après avoir demandé s’il était possible de planter la tente, Christian, le pilote nous demande “by the way, do you want to fly? “, il nous propose un petit vol pour observer le coucher de soleil au dessus de Szekszard vu du ciel! On allait pas refuser 😉

in Szekszard with Christian
A Szekszard avec Christian
Camping “sauvage” dans le jardin de Ijvan and Rita

Concernant le sujet des réfugiés (beaucoup nous ont posé la question avant de partir), depuis l’accord entre l’EU (ou l’ Allemagne) et la Turquie, les frontières sont complètement bloquées donc on en a pas vu un seul le long du Danube. Les témoignages que l’on collecte sont cependant en colère contre cette vague. L’année dernière lorsque Merkel a ouvert ses frontieres, la Hongrie s’est vu confronter à devoir coordonner des milliers de personnes qui affluaient par jour sans moyen financier, ni physique. Dusan, le propriétaire de l’hôtel à Sturovo faisait un parallèle avec l’histoire de leur pays et l’invasion des Ottomans au XVIIeme siecle. Avec la crise économique, la montée du chômage en Europe ainsi que la différence culturelle, cette partie de l’Europe qui souffre, a du mal à ouvrir ses bras lorsque les fins de mois sont difficiles. L’étranger est malheureusement l’alibi parfait de tous les maux d’ aujourd’hui.

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